Lieu
Cité Miroir
Date et heure
Le samedi 31 août 2019, de 16:00 à 18:00

Formée à l’anthropologie à l’UCLouvain, Dounia Tadli s’est spécialisée dans les rapports entre humains et environnement. Pour son mémoire, elle réalise un terrain d’observation dans un centre expérimental sur les camélidés au Pérou : cette expérience lui donne un aperçu de la complexité des relations que les éleveurs et zootechniciens entretiennent avec les animaux qui travaillent avec eux. De retour en Belgique, l’anthropologue s’intéresse aux éleveurs wallons désireux d’abattre leurs animaux à la ferme. Ses entretiens et observations lui permettent alors de documenter la volonté paysanne de maîtriser cette étape délicate de la mise à mort. Les cartes blanches dans la presse, les publications scientifiques et la poésie constituent autant de moyens de communiquer ses analyses. Aujourd’hui, son poste actuel de chargée de missions dans le secteur de l’agriculture biologique lui permet d’approfondir sa compréhension du monde agricole et de ses enjeux.

A propos de ce green talk : tout au long de leur industrialisation, les productions animales ont été révélatrices de notre rapport au vivant : intensification, rationalisation, mise à distance avec les mangeurs et mangeuses… engendrant les scandales éthiques et sanitaires que l’on connaît. La viande de laboratoire apparaît aujourd’hui comme une solution à ces dérives : un produit aseptisé qui nous épargne le dilemme éthique de la mort animale, et nous permet ainsi de poursuivre tranquillement notre consommation carnée à l’infini. Mais cette réponse de l’industrie, à des problèmes dont elle est responsable, ne nous empêche-t-elle pas une remise en cause profonde de nos pratiques ? En dépossédant les paysans de leur rôle nourricier, ne nous prive-t-elle pas des précieuses leçons que l’élevage peut nous offrir sur notre place par rapport aux autres vivants ?

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