Lieu
Liège - Cité Miroir - Salle Francisco Ferrer
Locale organisatrice
Liège
Date et heure
Le samedi 29 août 2020, de 20:00 à 22:00

La notion d’intersectionnalité, qui a fait son entrée au début des années 2000 en Belgique, reste encore largement cantonnée au sein des milieux universitaires et militants. Pourtant, le grand public aurait tout à y gagner en s’en emparant : le terme « intersectionnalité » désigne une réalité sociale que certaines personnes subissent au quotidien. C’est-à-dire qu’elles qu’elles se situent à l’intersection des systèmes d’oppression, comme ceux liés à la race et à l’ethnie (racisme), à la classe ( capitalisme), au genre (sexisme et transphobie), à l’orientation sexuelle (LGTBIQA+phobies), au handicap (validisme), la grossophobie, l’âgisme, etc.

Une femme noire queer handicapée subira plusieurs discriminations qui, en se combinant, les rendent plus vulnérables.

L’intersectionnalité est effectivement née dans les milieux afro-féministes, aux Etats-Unis. C’est une juriste américaine, Kimberley Crenshaw qui l’utilisera pour la première fois en 1989. Mais il faut remonter plus loin, au temps de l’exclavage et de la ségrégation vécue par les femmes et dont parle Sojourner Truth, lorsqu’elle prononce son discours « Ne suis-je pas une femme ! », en 1851 à Akron dans l’Ohio.
Se saisir des enjeux de l’intersectionnalité dans le prisme des luttes féministes décoloniales, afro ou musulmane actuelles, c’est visibiliser le combat politique qu’elles mènent contre ces discriminations multiples précitées.

Comme l’écrit Kimberlé Crenshaw : l’intersectionnalité est une sensibilité analytique, une façon de penser l’identité dans sa relation au pouvoir*. » L’intersectionnalité ne peut pas attendre !

Avec Shahin Mohammad-Lagneau

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